Fidèle à Grodan depuis 1983

 

Le groupe Olivier gère 19 ha de serres près de Nantes. Spécialiste du concombre et de la tomate sur laine de roche, le groupe vient d’investir dans une serre semi fermée dernière génération de 26 000 m2… Fidèle à Grodan depuis 1983, le groupe Olivier démarre dans cette serre une culture de concombre conduite sur fil haut et sur Grotop Master. 

 

Dans la famille Olivier, on est maraîcher depuis 11 générations. L’histoire des cultures sous serre en France est étroitement liée à celle de cette famille nantaise. Installé sur les communes de St Jean de Courcelles et Haute-Goulaine, Jean-Luc dirige aujourd’hui le Groupe Olivier avec ses frères et son neveu. En 1936, son grand père construisait une première serre le long d’un mur. En 1962, son père Henri et ses oncles innovaient avec la construction d’une serre de 4 000 m2 de type Venlo, la première en France. L’intérêt de travailler au chaud et à l’abri toute l’année, ainsi que le développement rapide du marché des primeurs les ont rapidement convaincus de l’intérêt de ce type d’outil. En 1963, Henri Olivier s’installe individuellement à Haute-Goulaine et développe rapidement la production sous serre. Ses 3 fils intègrent progressivement l’entreprise familiale qui compte 8 ha de serre à la fin des années 70, presque 10 ha en 1986 au moment de l’installation de Jean Luc. La spécialisation en tomate et concombre se dessine progressivement. Toujours à la pointe de la technique, l’entreprise vient d’investir dans la construction d’une serre semi-fermée ultra-clima de 26 000 m2 destinée à la culture du concombre sur fil haut. Cette serre est en verre diffusant pour une efficience maximale de la lumière. Elle dispose d’une chambre climatique qui gère le mélange entre l’air intérieur et l’air extérieur et qui est équipée d’un PAD-cooling pour refroidir en période estivale. Le but est d’améliorer le rendement en réduisant nettement l’énergie. Cette serre fonctionne en surpression et est équipée de filet insect proof, deux caractéristiques qui la rendent particulièrement étanche par rapport au risque d’intrusion d’insectes nuisibles. 

 

 

Plus de 30 ans d’évolutions techniques

Le concombre a d’abord été cultivé sur paille, un substrat qui fournissait de bons résultats et qui avait l’avantage de produire du CO2, un facteur de croissance essentiel encore méconnu. Au moment du passage en 1983 à la laine de roche, un substrat inerte, l’absence d’émission de CO2 a rapidement été identifiée comme responsable de la baisse de production. Dès l’année suivante, la culture sur laine de roche, associée à un apport en CO2, a montré tout l’intérêt de pouvoir maîtriser les paramètres de croissance, en particulier l’arrosage. La culture de concombre gagne alors en précocité et en productivité. La culture hors-sol devient progressivement la spécialité de l’entreprise, en concombre comme en tomate. 

Le groupe Olivier a toujours été fidèle aux substrats en laine de roche Grodan dont les évolutions techniques sont étroitement liées à celles de l’entreprise. « Au tout début, nous recevions la laine de roche brute que nous mettions nous même dans les sacs de culture. Le substrat était désinfecté à la vapeur en fin de culture, et réutilisé. Mais très vite, nous avons abandonné la désinfection qui nous faisait prendre trop de risque, et nous somme passés à un renouvellement annuel de nos substrats », explique Jean-Luc Olivier. 

Très vite, c’est posé la question du recyclage en fin de culture. Avec près de 30 camions de substrat à évacuer chaque année, l’épandage sur les terres de l’exploitation est devenu insuffisant. La laine de roche usagée est donc séparée des plastiques, puis livrée à 20 km de l’exploitation pour être incorporée à hauteur de 2 % à de la tourbe et être ainsi recyclée en terreau pour jardiniers amateurs. 

 

Toujours à l’écoute de nos besoins

Au début des années 90, avec la construction d’une nouvelle serre et le développement des cultures hors-sol, la production de jeunes plants jusque là assurée sur l’exploitation a été confiée aux pépinières René Briand qui fournissaient au départ des plantules sur bouchons. Depuis 1992, René Briand approvisionne l’entreprise Olivier en jeunes plants sur cubes Grodan. A partir de là, la plantation sur substrat de tomate et de concombre a gagné en rapidité et en précision car Grodan fournit des pains avec des trous de plantation préformés. « Grodan a toujours répondu à nos besoins, y compris lorsque nous avons demandé des pains spécialement adaptés à nos systèmes de production » souligne Jean-Luc Olivier. 

Aujourd’hui, Jean-Luc Olivier utilise les pains Grotop Master de 10 cm. « C’est un pain qui donne des cultures uniformes. Il se remplit bien et facilite une colonisation régulière par les racines. Il permet de bien abaisser l’humidité le matin tout en garantissant une ré-humectation rapide et efficace. Avec une hauteur de 10 cm nous gagnons encore en volume de substrat et pour nous c’est important. Par rapport aux autres maraîchers, nous avons toujours travaillé avec plus de volume. » 

Depuis 3 ans, Jean-Luc Olivier utilise le système de mesure GroSens multicapteurs afin de mesurer en continu le taux d’humidité et la conductivité dans les pains, avec la possibilité de déplacer facilement les sondes de mesure. Ce système offre la possibilité de comparer les différents points de mesure, de faire par exemple un parallèle entre une serre témoin et une parcelle d’essai. Très satisfait par ce dispositif, Jean-Luc Olivier vient de renouveler sa commande pour équiper ses nouvelles installations. 

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